Comment choisir son ballon solaire ?

  • Dans la rubrique dimensionnement, nous avons vu le calcul du volume du ballon.
  • Nos ballons verticaux ainsi que nos ballons horizontaux sont compatibles avec un fonctionnement en thermosiphon. Nous ne proposons pas actuellement de ballons inox (le fournisseur français que nous avons approché n'est pas intéressé par notre méthode de distribution...), mais des ballons émaillés. Sur le sujet, l'inévitable wikipedia est assez succinct, mais très explicite, voyez ici.

Bien souvent, on confond installation en thermosiphon et installation thermosiphon monobloc. Voici une installation en thermosiphon monobloc. Et en voici une en thermosiphon à éléments séparés.

Nous ne proposons pas aujourd'hui de kit en monobloc. Les éléments que nous proposons permettent d'obtenir une installation thermosiphon à éléments séparés, avec le ballon à l'intérieur de l'habitation.

  • Personnellement, je recommande le ballon horizontal uniquement en préchauffage d'un ballon classique, soit dans cette configuration, qui fonctionne d'ailleurs aussi avec le ballon vertical représenté.
  • Je préfère dès que c'est possible l'utilisation d'un ballon solaire vertical, car en cours d'utilisation, on conserve une meilleure stratification. Ceci vaut d'ailleurs pour tous les ballons électriques. Si un ballon horizontal fonctionne très bien durant la période de chauffe en thermosiphon (le haut du ballon chauffe très vite en début de chauffe), la surface de contact eau chaude eau froide est importante et on a plus vite de l'eau tiède(en fin de journée, quand on a consommé la moitié de l'eau du ballon). Le ballon horizontal est déconseillé si l'appoint est intégré : en effet, la connexion du fluide chaud en provenance du panneau solaire étant en partie haute, cette dernière chauffée en électrique, on commencera par répartir au moins une partie de cette énergie en réchauffant le bas du ballon quand le thermosiphon s'amorce, du coup la résistance démarrera si elle n'est pas sur minuterie. Le système n'est donc pas optimal, même s'il vaut mieux qu'un chauffe-eau électrique. Une manière d'améliorer ce fonctionnement est d'alimenter l'appoint électrique ( donc le thermostat branché lui-même sur la résistance) par le biais d'un minuteur qui ne fonctionnerait par exemple qu'à partir de 17 h en soirée.
  • Qu'en est-il de la règlementation concernant la légionellose : au delà de 400l, il est nécessaire de chauffer la totalité du volume du ballon au moins une fois par jour à une température et pendant une durée suffisantes (les deux sont liés). Cette législation a commencé à apparaître en 2005, suite à des problèmes. La documentation pratique est téléchargeable ici.  A noter que la légionellose aime ses aises, puisqu' aucune mesure n'est prise au moment ou j'écris ces lignes pour les ballons inférieurs à 400l :-). Heureusement qu'on ne procède pas avec la même rigueur dans tous les domaines : il y a quand même beaucoup moins de morts avec la légionellose qu'avec l'automobile, il n'y a pourtant pas plus d'utilisateurs de voiture que d'utilisateurs d'eau chaude, sauf si j'ai manqué un épisode...

Ce qui est dommage, c'est qu'on est donc censé perdre la priorité solaire puisque, une fois par jour, donc vraisemblablement en fin de journée, on est obligé de chauffer tout le ballon à 50° minimum, pas une résistance ou un échangeur chaudière donc, ou passer par des solutions de chauffage instantané, ce qui augmente le coût des chauffe-eau solaires. Du coup, le seul volume à chauffer par le solaire le lendemain matin est celui consommé en fin de nuit ou le matin. Alors que sans cette contrainte, on chauffe dès le lendemain la totalité du volume consommé la veille.

C'est une des raisons pour lesquelles nous ne proposons pas de kit de plus de 300l.

Pour nos ballons 500l, il y a 2 positions possibles pour les résistances : en bas et à mi-hauteur. La position basse est permet donc d'être conforme à la règlementation.

  • Les ballons d'ECS instantanée sont présentés à cette page. On évite ainsi la question de la légionellose puisque le volume d'ECS est largement inférieur à 400l.

Un alternative consiste à décomposer votre stockage d'eau en deux parties : une partie dite de préchauffage, qui est constituée par le ballon solaire, et une partie de chauffage ou lissage, constitué par un ballon qui assurera l'appoint d'énergie et dont la fonction est de maintenir un volume 'de confort' chaud. De cette manière, on peut se retrouver avec des volumes de ballons inférieurs à 400l, et/ou avec un ballon de lissage toujours au dessus de 50°. Or à ma connaissance, il n'y aurait pas de contrainte sur les ballons de préchauffage solaire.

Ces informations sont bien sûr à valider au moment où vous lirez ce texte, et pour les installations recevant du public, votre meilleur interlocuteur est le service vétérinaire du lieu dont vous dépendez : c'est lui qui contrôle les installations, donc il est au fait des dernières règlementations.

Vous avez maintenant les éléments pour choisir votre ballon, vous pouvez voir nos produits ici.

Et pour que votre ballon dure plus longtemps, installez-le dans les règles de l'art :

- une synthèse des règles est proposée par notre fournisseur d'accessoires : document pdf à télécharger.

- le DTU impose la pose de raccords diélectriques pour éviter une corrosion accélérée des ballons. En principe, cette corrosion est empêchée par l'anode magnésium, mais elle la consomme progressivement, et quand il n'y a plus d'anode, le raccord diélectrique permet d'éviter une concentration au point de contact acier laiton.

Une astuce utilisée par certains bricoleurs économes consiste à faire le raccordement du ballon en réalisant une étanchéité au téflon. Ainsi, le téflon, s'il couvre bien la zone de contact et si vous avez validé qu'il ne se déchire pas au serrage, assure le rôle d'isolant électrique et protège votre ballon. Le plus dur est de réussir à couvrir totalement les filets pour éviter tout contact. Notre avis : pas aux normes, et stressant (on ne peut contrôler qu'en démontant !).

Document en ligne concernant la corrosion : les explications de Jean-Mathieu Stricker. Attention : le galva présenté sur ce documents n'est pas autorisé sur les réseaux d'eau sanitaire, et en se référant au tableau des couples galvaniques fourni dans le document, on comprend pourquoi.

Voici les explications de notre fabricant, moins détaillées que les précédentes et très opérationnelles : mettez un raccord ! ;-)

Pour les raccords diélectriques, donc, vous pouvez les trouver ici.

- un bac de rétention d'une 'dimension adaptée' est à prévoir pour l'installation de ballons en combles : comme on ne passe pas souvent dans les combles, d'une part, on risque de ne pas faire l'entretien et d'autre part de ne pas voir la situation se dégrader. Du coup, la fuite quand elle est détectée est déjà significative, elle a généralement traversé le plafond quand on s'en rend compte : c'est ce qu'on appelle un dégât des eaux! D'où le bac sous le ballon, que l'on fera selon les moyens disponibles. Le DTU (les règles de l'art admises) prévoient une évacuation de diamètre 40 mm, ce qui peut se lire de 2 façons : un PVC de 40 mm ou un PVC de 50 mm pour avoir 40 mm d'ouverture. La second approche oblige alors à se raccorder souvent un peu plus loin. Mon conseil : arroser les fleurs du jardin car si on envoie l'eau dans un conduit d'évacuation, ça peut prendre un moment avant qu'on s'en aperçoive... ne pas oublier le siphon, surtout pour la RT 2012 !