Solaire Diffusion

PAC et écologie, on en est où ?

Le Fluide Frigorigène R290 : irréprochable

Pendant longtemps, les climatiseurs et pompes à chaleur ont eu, à juste titre mauvaise réputation : la principale critique récente était leur action sur le réchauffement climatique.

Le PRG (pouvoir de réchauffement global) est l’équivalent en quantité de CO² d’une quantité de gaz.

source : climplus.com

Par exemple, le R410 très courant il y a 15 ans équivalait à 1720 fois son poids en CO2.

Le R290 proposé aujourd’hui dans les dernières générations de clims et de PAC a un PRG de 3. 

Les fiches techniques révèlent un poids de 300 à 1000 grammes selon les modèles, les PAC de 1 à 3 kg. 

Si ces équipements fuyaient et perdaient tout leur gaz dans la nature, on génèrerait donc une pollution équivalente à 9 kg de CO2 au pire.

A titre de comparaison, un Français dégage en moyenne 8 à 9 tonnes de CO2 par an et la combustion de 1000 litres de fuel dans une chaudière 2.7 tonnes de CO2

Même sur une PAC au R290 perdait tout son gaz tous les ans, on serait dans l’épaisseur du trait, à moins de 1 pour mille de ce que l’on produit.

A titre de comparaison, 10 km de footing dégagent de l’ordre de 200 à 250 g de CO2 pour une personne de 70 kg.

Une PAC au R290 fabriquée en Normandie

Changer d’idée reçue :

Hé oui, il faut en changer : La PAC n’est plus un danger environnemental.
Ceci étant, elle n’est pas sans impact : elle consomme de l’électricité qui in fine est transformée en chaleur.En France, cette électricité est peu productrice de CO2, elle produit néanmoins de la chaleur (les eaux de refroidissement des centrales), et des déchets radioactifs.
 
Une installation photovoltaïque peut améliorer ce bilan.
 
La nuit, et lors des pics de consommations, l’électricité est produite en partie par la combustion de gaz, et d’un point de vue environnemental, on perd donc en qualité ‘environnementale’.

L’énergie solaire thermique, quand elle est disponible, reste la plus propre à long terme.

Quelques chiffres pour fixer les idées, par Mistral

Les quelques repères fournis par chat.mistral.ai/chat (il va beaucoup plus vite que moi dans les recherches de données, ce qui n’empêche pas de reformuler les questions pour affiner/croiser les chiffres) : 

  • Consommation électrique : Une PAC consomme en moyenne 1 kWh d’électricité pour produire 3 à 4 kWh de chaleur (COP de 3 à 4).
  • Émissions CO₂ : En France, où le mix électrique émet environ 50 à 60 g CO₂/kWh (contre 400 à 500 g/kWh en Europe moyenne), une PAC émet donc 12 à 20 g CO₂/kWh de chaleur produite (soit 3 à 5 fois moins qu’une chaudière gaz classique, qui émet environ 200 à 250 g CO₂/kWh).
  • Chaleur résiduelle : Les centrales nucléaires et thermiques rejettent de la chaleur via les eaux de refroidissement (environ 2/3 de l’énergie du combustible est perdue en chaleur, soit 10 à 15 TWh/an pour le parc nucléaire français).
  • Déchets radioactifs : Le nucléaire produit environ 1 kg de déchets hautement radioactifs par an et par habitant en France, mais leur volume reste très faible comparé aux émissions de CO₂ évitées (environ 1 m³/an/habitant pour les déchets vitrifiés).

Améliorer le bilan :

  • Photovoltaïque : Coupler une PAC à des panneaux solaires réduit encore son empreinte. En France, 1 kWh solaire évite l’émission de 50 à 60 g CO₂ (mix électrique moyen).
  • Solaire thermique : 1 m² de capteur solaire thermique produit 400 à 600 kWh/an et évite 100 à 150 kg CO₂/an (sur 20 ans, soit 2 à 3 tonnes de CO₂ évitées).

Limites :

  • Nuit et pics de consommation : En hiver, lors des pics, jusqu’à 30 % de l’électricité française peut provenir du gaz (contre 7 % en moyenne annuelle), ce qui porte temporairement les émissions à 200-300 g CO₂/kWh pour ces kWh-là.
  • Comparaison : Malgré tout, même dans ce cas, une PAC reste 2 à 3 fois moins émettrice qu’une chaudière gaz ou fioul.

Conclusion :
L’énergie solaire thermique, quand elle est disponible, reste la plus propre à long terme, mais la PAC, surtout couplée à du photovoltaïque, est désormais une solution très sobre en CO₂ dans le contexte français.

Question suivante : Comparaison du bilan CO2

PAC- Solaire thermique- Bois bûche- Gaz- Fioul

On voit que le solaire thermique et le système le plus vertueux. 

On voit aussi que les résultats pour les PAC sont variables : ils dépendent en fait du lieu d’installation (bord de mer, montagne, ensoleillement, …) et de la nature de l’installation (radiateurs, planchers chauffants…) qui influent directement sur le COP.

Bien sur, ces chiffres sont à prendre avec prudence, mais il sont cohérents avec les calculs approximatifs que j’avais faits pour comparer les seules consommations d’un chauffage au fioul et d’un chauffage gaz (je n’avais pas pris en compte l’énergie grise : celle qui sert à la fabrication des équipements, à leur acheminement, à leur entretien et à l’acheminement de l’énergie).

Les PAC arrivent donc sur notre site vers le mois de Septembre.

Les résultats pour les climatiseurs sont très probablement analogues, je vous fais une synthèse prochainement.

Pour le moment, nous vous proposons des climatiseurs réversibles monoblocs au R290, fabriqués en Italie.

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