Solaire Diffusion

Liaisons et isolation

Comment choisir et réaliser les liaisons ?

Nous vous proposons plusieurs solutions, et les critères de choix en fonction de votre chauffe-eau solaire :

La liaison solaire en inox annelé (ou onduleux)

la liaison solaire bitube ou monotube en flexible inox annelé, dont vous trouverez plusieurs variantes sur la page de ce lien : ce sont généralement les plus faciles à installer. 

Visitez notre chaîne Youtube pour comprendre les avantages de ces produits et leur simplicité d’utilisation.

Le fil de sonde est inclus dans tous les bitubes. Il permet de raccorder la sonde, côté panneau, à la régulation solaire.

En variante, le flexible inox en monotube nu, et l’isolant solaire ou chauffage : ils servent aujourd’hui principalement lors de modifications d’installation ou pour les réseaux très courts.

La liaison solaire en cuivre 

La liaison solaire en cuivre était la plus répandue jusqu’aux années 2000. elle correspondait aux attentes des installateurs, habitués à travailler le cuivre, et qui n’accordaient que peu de crédit aux liaison inox. Le cuivre était leur image de marque. 

Les caractéristiques des isolants étaient similaires, la difficulté était le cintrage du cuivre, il fallait découper l’isolant pour cintrer progressivement/alternativement les deux tuyaux. 

Les avantages de l’inox par rapport au bitube Cuivre aujourd’hui : le tarif, très avantageux et une facilité de mise en œuvre qui fait gagner un temps impressionnant pour la mise en place du produit. 

L’inconvénient, il en faut : plus souple que son homologue en cuivre, il faudra privilégier le passage en mur par rapport au passage en plafond. Les deux tuyaux seront ainsi l’un au dessus de l’autre et limiteront largement la prise de flèche entre deux supports..

L’isolant des tuyaux bitube est protégé d’une gaine étanche et surtout résistant aux UV et aux oiseaux (ils aiment parfois la mousse pour finir les nids). Les gaines des produits Armaflex sont particulièrement résistants aux UV et aux déchirures.

Les produits que nous proposons sont fabriqués en UE, ils respectent le standard européen et sont compatibles avec les raccords classique ou rapides que vous trouverez chez nous ou sur le marché en général.

  • Il existe des produits fabriqués à l’autre bout du monde, moins chers, il faudra prendre garde à se procurer les raccords en même temps car ils n’ont pas les mêmes dimensions que les produits européens. La qualité de la mousse n’est pas non plus forcément au niveau de celles de nos produits.

Raccorder les liaisons solaires 

Ils se raccordent avec des raccords inox classiques ou avec des raccords rapides.

L’avantage des raccords rapide est qu’on limite souvent le nombre de raccords : on passe de l’inox directement au produit à raccorder : filetage mâle ou femelle, tube de cuivre nu.

Pour le cuivre, on utilise des raccords à compression, et comme il s’agit de cuivre recuit, certains utilisent aussi des douilles de renfort pour éviter que le tuyau se déforme.

Passage en conduite enterrée

il est nécessaire de passer les produits actuels dans une gaine, sinon la mousse s’écrasera et perdra sa capacité d’isolation.

Liaison solaire d’une installation en autovidangeable

Les liaisons en inox annelé sont à proscrire dans les installations en auto-vidangeable (le fluide caloporteur est généralement de l’eau) en raison des rétentions d’eau dans les fonds d’anneaux : lors du démarrage du système, les glaçons s’accumule à l’avant du flux d’eau et forment un bouchon à l’entrée du panneau.

Exception : dans le cas ou le tuyau est coudé et descend à la verticale dans la toute la zone hors gel, il n’y a pas d’eau piégée dans le fond des cannelures, donc pas de problème.

Pour les systèmes auto-vidangeables,  la liaison solaire bitube cuivre est une solution. 

En variante, pour un sytème auto-vidangeable, on utilisera du cuivre dans la partie soumise au gel, et un manchon d’isolant solaire, avant de passer à de l’inox annelé en intérieur..

Calculer la longueur de sa liaison solaire

il faut prévoir que l’on utilise une partie du tuyau pour raccorder les panneaux selon une diagonale. Il reste donc une chute d’un tuyau de quelque mètres qu’on pourra utiliser entre la station et le/les ballon/s. Comptez que vous longez les panneaux en bas puis sur un côté, ajoutez une trentaine de cm pour les courbes. Suivez le cheminement de la liaison. Prévoyez qu’on arrive à la station solaire par le haut (généralement on arrive donc à cette zone par le plafond, sinon, ajoutez la remontée), et de la station, on descendra jusqu’au pied du ballon, mais probablement à partir de la station, on peut réutiliser la partie de liaison qui nous reste en monotube du raccordement des panneaux.

Pour un système en thermosiphon : le plus court possible, on vous propose en standard 10 ml de monotube isolé. On peut aller un peu plus long, sous réserve d’une bonne pente et de l’absence de coudes. De notre expérience, pas plus de 8 m et pas moins de 10° de pente, mais quand on approche ces limites, le démarrage du thermosiphon se fait alors attendre et certains jours, ça ne démarre pas. 

Choisir le diamètre de sa liaison solaire en bitube inox

Ici, pas de calculs, juste un retour d’expérience.

Pour un chauffe-eau et un à 3 panneaux, le bitube inox en DN 16 suffit jusqu’à 25 m de distance. 

De 3 à 6 panneaux, on passera en DN 20 jusqu’à 25 m de distance.

Un peu plus compliqué : Pour 8 panneaux à 50 ml, de l’inox DN25 convient tout à fait. Par contre, dans certains cas, on perd une heure au démarrage le temps de chauffer le volume significatif de fluide contenu dans les tuyaux. Il faut donc disposer d’une régulation ou l’on peut agir sur les paramètres pour ajuster le comportement de l’installation. Certaines régulations disposent d’une temporisation au démarrage qui résout ce problème. 

Aucun retour au delà de 50 ml. 

Pour un chauffe-eau en thermosiphon, DN20.

Vous n’êtes pas dans un de ces cas , si vous avez un projet en cours avec nous, on choisira ensemble parmi les alternatives possibles.

Installation : par quel bout commencer ? 

Commencez par les panneaux, pour éviter d’avoir à faire éventuellement un raccordement extérieur (si vous avez mesuré trop court…) , puis allez jusqu’à la station solaire. Ainsi vous couperez une partie côté panneau en fonction de la position d’entrée en toiture, puis une fois, au bout, exactement ce qu’il faut. Les chutes seront alors plus longues et réutilisables entre le groupe de transfert solaire et le ballon.

Fignolez l’isolation au niveau des panneaux

Je conseille souvent une longueur d’isolant en épaisseur 13, diamètre 22 et un ruban adhésif solaire, ce qui permet en plus d’éviter les infiltrations éventuelles d’eau (généralement, on part des panneaux vers le haut pour entrer sous la toiture en montant, mais si l’on est forcé de descendre, il faut être prudent). Côté intérieur, vous pourrez vous adapter sans risque d’infiltration d’eau.

Variantes moins cher ?

Quid du PER ou le plymouth (tuyau d’alimentation d’eau en polyéthylène) , moins cher et bien costaud ?

Deux retours d’information au cours de l’année 2013 qui permettent de prendre position : en quelques mots, ça marche bien tant qu’il n’y a pas de problème !

Le PER est donné pour résister à 90° généralement. Même si le fonctionnement avec du glycol à 40% n’est pas garanti, cela ne semble pas poser de problème. La proximité immédiate des panneaux est bien sûr a éviter avec tous type de panneaux, car la température de stagnation est supérieure à la température maximale de tenue du PER, du Plymouth et de leurs raccords.

Mais cette apparemment bonne idée ne résiste pas à la ‘vraie vie’ : en cas de coupure de courant (volontaire ou involontaire dans la journée), si l’on a des panneaux à revêtement sélectifs et même des panneaux peint, il y a de fortes chances d’être en situation de vaporisation du glycol dans les capteurs. Cette vaporisation se passe à haute température, au delà de 100° quel que soit le panneau, en raison de la pression du circuit, elle est rapide et un train du fluide brûlant puis de la vapeur cheminent alors dans les tuyaux, jusqu’à plusieurs mètres des panneaux. Bien sûr, la hausse de pression due à la vaporisation (pas plus de 6 bars en raison de la soupape de sécurité) n’améliore pas la situation.

Selon les cas qui nous ont été rapportés :

  • pour le PER, les raccords lâchent en premier et le système fuit rapidement et de manière importante, pas sympa quand on a juste coupé l’alimentation électrique 1/4 d’heure pour modifier le réseau;
  • pour le plymouth, (il s’agissait d’une coupure de courant) il enfle, une hernie se forme, qui devient poreuse, et le glycol en vapeur la traverse.

Peut-être que dans des systèmes thermosiphon ou auto-vidangeables, la situation est moins critique, néanmoins, il faut être conscient qu’avec ces solutions, on joue près des lignes.

Notre avis : PER et Plymouth à éviter absolument.

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